Françoise, Alain et leurs 3 enfants se sont rendus au Sénégal pendant les congés de carnaval (février 2008).
En savoir plusJean-Louis
Voyageant cet été 2010 en Equateur, après de nombreuses années de parrainage, j'ai rencontré pour la première fois Gina, ma Filleule Plan.
Première étape : Ventanas, la ville où se trouve le bureau de Plan. J'ai été accueilli par 3 responsables qui m'ont dressé un exposé de leurs actions dans cette région, en faveur des enfants mais aussi des parents, des familles et des communautés.
La culture équatorienne a longtemps considéré comme "normales" un certain nombre de violences ou maltraitances, physiques, morales ou sexuelles, infligées aux enfants. Un large panel d’activités d'éducation et de formations qui touchent aussi les adultes (parents, professeurs, édiles communaux, policiers, etc.), permet à Plan d’encourager une prise de conscience collective visant à combattre les comportements non-respectueux envers les enfants. Ceci principalement par l'incitation à la prise de parole au sein de groupes où se réunissent les enfants : à travers des activités ludiques, des mises en situation, ou des jeux de rôles, chacun est amené à s'exprimer. Plan a par exemple aidé à la mise sur pied d'une radio locale, dans une région voisine, où les enfants apprennent à s'exprimer, mais aussi à réaliser des reportages, organiser le fonctionnement concret d'une radio… Bref à prendre des responsabilités et à devenir à leur tour des vecteurs d'éducation.
Cette phase d'activité de Plan s'inscrit parfaitement dans la philosophie actuelle de l'État équatorien. Depuis la récente modification de la Constitution, l'État veut inciter la population à se prendre en charge, à créer ses propres coopératives, à s'organiser en comités. Mais le chemin est encore long pour faire bouger les anciennes mentalités... Dans cette optique, Plan développe un travail très important avec les autorités et instances publiques, qui consiste, toujours par l'éducation, à favoriser l'émergence de comportements plus respectueux des individus les uns envers les autres, et à faire prendre conscience aux acteurs officiels de leur rôle dans cette dynamique nouvelle.
Une fois cet exposé terminé, mes trois accompagnatrices Plan m'ont emmené vers le village de Las Naves, à une heure et demie de route de Ventanas. À l'arrivée, j'ai été surpris de l'accueil extrêmement chaleureux de la grand-mère de ma Filleule, avec qui elle vit.
Ce furent de longues embrassades, de larges sourires et d'infinis remerciements. J'ai pu alors rencontrer ma Filleule, Gina: quel moment! Nous étions tous les deux très intimidés et émus, mais cela ne l'a pas empêché de me bombarder de questions!
A suivi un moment où j'ai pu lui offrir quelques présents. Ensuite un repas offert par la grand-mère de Gina, autour de la table familiale. Ensuite nous sommes allés nous promener tous ensemble dans les environs, et nous avons terminé par la visite d'une des réalisations concrètes de Plan dans le village: une plaine de jeux pour les enfants de Las Naves. Hélas bien vite est venu le moment des adieux... Nous nous sommes séparés, le coeur encore palpitant et la tête déjà bien remplie de beaux et intenses souvenirs...
Ce fut pour moi un moment plein d'émotion, plein de joie d'être vivant, un vrai cadeau de la vie. Je ne sais si j'aurai l'occasion de revoir ma Filleule Gina, mais cette visite m'a donné l'envie de revenir en Amérique Latine et à cette occasion, qui sait, de la rencontrer à nouveau.







