Promotion des droits de l'enfant au Pérou

Promotion des droits de l'enfant au Pérou

En novembre 2008, Plan Belgique a débuté un projet sur la promotion des droits de l’enfant au Pérou

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Description du projet

Convention des droits de l’enfant

Le Pérou a ratifié la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (CIDE) le 4 octobre 1990. Ce traité a force de loi. Le Pérou est donc tenu d’en respecter les dispositions. Basé à Genève, le Comité des droits de l’enfant veille à l’exécution de la CIDE dans chaque pays. Cela signifie que tous les 5 ans, le Pérou doit rédiger un rapport sur le respect de cette convention. Le Comité formule ensuite des recommandations que le pays doit s’efforcer de respecter.

Manque de participation des jeunes Péruviens

Les exigences de jeunes et des enfants n’ont pas été prises en compte dans les rapports d’évaluation émis en 2006 tant par le gouvernement que par la société civile. C’est la conclusion des jeunes travailleurs Péruviens, réunis sous la coalition nationale MNATSOP (Moviemiento Nacional de Niños del Perú). Cette constatation les a encouragés, avec le soutien de Plan Pérou et Save the Children, à rédiger leur propre rapport. Ils ont aussi traduit les recommandations du comité de Genève en une version accessible aux enfants.

Droits de l’enfant : une priorité

En mettant sur pied des programmes de sensibilisation, Plan vise un meilleur respect de la CIDE par les autorités péruviennes et la société civile. De plus, Plan souhaite augmenter l’implication des jeunes dans l’élaboration des rapports pour le Comité. Les droits de l’enfant doivent être une priorité pour tous les acteurs publics et civils. Ceci garantirait une participation importante des jeunes à l’élaboration du rapport alternatif/civil. Enfin, Plan souhaite mobiliser un maximum d’acteurs afin de maximaliser le contrôle social sur l’exécution des recommandations du Comité.

Mobilisation des jeunes

Les jeunes Péruviens impliqués dans nos projets suivent de près le respect et l’application des droits de l’enfant par les différentes autorités et la société civile. En collaboration avec d’autres acteurs, ils exercent un contrôle social et mènent des actions de lobbying. Ils espèrent concrétiser leurs ambitions dans le processus de rédaction au Comité des droits de l’enfant en 2011.

Formation de Plan

La formation est la priorité n°1 de ce projet. Plan doit informer et sensibiliser les jeunes et autres détenteurs d’enjeux sur les droits de l’enfant et le fonctionnement du Comité. Les réseaux de jeunes rédigeront un rapport alternatif et y incluront la liste de leurs propres requêtes. En organisant des événements, les jeunes feront connaître ces requêtes au grand public. De plus, Plan crée des organes de contrôles qui veillent au respect de la CIDE et des recommandations du Comité.

Collaboration avec les acteurs locaux

Ce projet implique surtout le MNNATSOP, coalition nationale des jeunes travailleurs. Se basant sur son expérience en 2006, la coalition impliquera autant de jeunes que possible dans le rapportage et le contrôle social. En parallèle, le ‘Département de l’enfant’ du service de médiation national participera activement au projet. Les sections communales veillent au respect des droits de l’enfant.

Droits de l’enfant

Ce projet tient compte des 4 grands axes des droits de l'enfant:

  • Le droit à la survie: grâce à une promotion générale des droits de l’enfant, leur santé bénéficie de plus d'attention.
  • Le droit au développement: les jeunes reçoivent une formation sur leurs droits.
  • Le droit à la protection: grâce à la sensibilisation, le bien-être général des enfants et des jeunes s’améliore.
  • Le droit à la participation: les jeunes se mobilisent pour leurs droits et veillent à ce qu'ils soient repsectés.

Résultats 2011

  • Implication des jeunes dans le processus décisionnel
    • Il y a 15 comités des droits de l’enfant, composés d’enfants et d’adolescents.
    • Le Ministère des Affaires sociales a publié une résolution pour la création d’un organe de consultance composé d’enfants et de jeunes. Les jeunes ont dès lors la possibilité de s’organiser de manière indépendante.
    • Plusieurs adolescents ont participé à l’évaluation du Plan d’action National pour les Enfants et les Jeunes (2002-2010). Ils ont aussi contribué au nouveau plan (2011-2021) du Ministère des Affaires sociales.
  • Promotion des droits de l’enfant
    • L’action « Voix pour les enfants » a permis de placer les droits de l’enfant à l’agenda politique lors de la campagne électorale nationale.
    • À Cusco, 5 organisations d’enfants et de jeunes travaillent sur les droits de l’enfant. D’autres  communes entreprennent des actions pour veiller au respect des droits de l’enfant.
    • Les parents sont plus réceptifs aux droits de l’enfant et participent aux actions de sensibilisation. Grâce à cette avancée, davantage de cas de maltraitance ou de violence domestique sont dénoncés.
    • Le profil des responsables des Comité des droits de l’enfant répondent mieux aux exigences. Les Comités démontrent un plus grand sens de l’initiative.
> Consultez la description du projet

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