Plan dans le monde - Salvador
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Contexte politique
Mauricio Funes, un ancien journaliste et candidat de l'ex-guérilla du FMLN (Front Farabundo Marti pour la libération nationale), a pris la Présidence du Salvador le 1er juin 2009. C’est de justesse qu’il a remporté l’élection contre son adversaire Rodrigo Avila, du parti de droite Arena (mieux connu sous le nom des "escadrons de la mort"). Cela montre bien la tension encore très forte entre la gauche et la droite au Salvador.
Manque de transparence et de participation
Le processus de décentralisation au Salvador a commencé en 1998, mais se poursuit très lentement. La population n’est pas habituée à revendiquer ses droits. De plus, participation et transparence sont peu présentes au sein des administrations locales. Ces dernières ne tiennent pas compte des besoins et priorités des jeunes. Ceux-ci n'ont pas non plus l'habitude de faire entendre leurs besoins ni de les imposer.
Pauvreté
Plan Salvador travaille dans les départements les plus pauvres, presque essentiellement dirigés par des bourgmestres ARENA. Cabañas est classé troisième au rang des départements les plus pauvres. On y compte à peine 150.000 habitants, dont 53% vivent sous le seuil de la pauvreté. À Cuscatlán, 4e département le plus pauvre, il y a 250.000 habitants, dont 47% vivent sous le seuil de la pauvreté. Ces deux départements secs et vallonnés connaissent une croissance économique lente et donc des taux de chômage et d'émigration élevés.
Émigration
Ce sont surtout les jeunes et dynamiques Salvadoriens qui émigrent, ce qui représente un sérieux problème pour les communautés où Plan travaille. Le pays compte 6,5 millions d'habitants, mais pas moins de 2,5 millions de Salvadoriens vivent à l'étranger, dont 1 million à Los Angeles. Entrer clandestinement aux États-Unis coûte facilement 4.000 euros. L'argent que les émigrés envoient à leur famille est la principale source de revenus du Salvador.
Une tradition de violence
Le contexte politique et social au Salvador a rendu la société particulièrement violente. Même après la fin de la guerre civile en 1992, la violence n'a pas cessé. Les 'maras' en sont un exemple tristement célèbre. Ces bandes de jeunes ont sinistré rues et écoles et comptent même dans leurs rangs des garçons et des filles de moins de 10 ans.
Vers une culture de la paix
En raison de l’absence d’éducation, de soins de santé et d’opportunités d’emploi, les frustrations des salvadoriens se transforment en violence. Une enquête révèle que pas moins de 87% des enfants salvadoriens sont victimes de maltraitance physique, 81% de mauvais traitements émotionnels et 21% d'abus sexuels. La plupart du temps, ces violences se déroulent dans le cercle familial. Porter plainte n'est pas dans les mœurs. Plan souhaite créer une culture de la paix, afin de faire diminuer la violence physique et sexuelle dans les familles, à l'école et dans la rue. Le travail des enfants, l'exploitation et toutes les formes possibles de violation des droits de l'enfant sont aussi combattus, tant par la prévention que par la sanction.





