Témoignage Vietnam

Au Vietnam, de nombreux parents utilisent la force pour élever leurs enfants parce qu’ils ne connaissent pas d’autre méthode. De plus, ils minimisent la violence et ses conséquences : pour eux, il s’agit d’une mesure disciplinaire anodine, indispensable à l’éducation de leurs enfants.

Chaque fois que Tran Van De, 68 ans, bat ses petits-enfants, il le fait par amour.

Je sais que c’est douloureux, ça me fait de la peine aussi. Mais ça les aide à devenir de bons citoyens. C’est comme ça que j’ai été élevé. Bien sûr que ce n’est pas de la violence. Ce sont mes petits-enfants. Comment pourrais-je leur faire du mal ?"

On entend souvent des histoires de ce genre au Vietnam. Ngoc, un papa vietnamien, se rend compte que la violence n’est pas forcément la meilleure méthode:

Je pensais que c’était bien de frapper mon fils quand il faisait une erreur. Il ne réagissait pas sur le moment. Mais je voyais bien qu’il passait sa colère sur d’autres personnes plus tard."

La violence physique contre les enfants n’est donc pas une exception au Vietnam. Elle est pourtant légalement interdite. En pratique, la violence est profondément ancrée dans la vie quotidienne.

Plusieurs études le confirment. Notamment, l’enquête menée en 2005 auprès des jeunes de 9 à 14 ans par Plan Vietnam, l’UNICEF, Save the Children et le gouvernement vietnamien.
Pas moins de 27% des jeunes interrogés confient être frappés au bâton chez eux et 11% disent être victimes des mêmes pratiques à l’école. Au total, 94% des enfants ont déclaré être personnellement confrontés à des abus physiques et 93% à des abus émotionnels.

> en savoir plus sur la promotion d’une éducation sans violence par Plan Belgique et Plan Vietnam

> lire le témoignage sur la violence quotidienne en Équateur

> lire le témoignage sur la violence quotidienne au Togo





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