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Les écoles, des lieux insécurisés pour de nombreux enfants
Du 7 au 9 avril 2011 la Coalition internationale Plan participe à la 5e Conférence internationale sur les violences scolaires à Mendoza en Argentine. Elle fera notamment le point sur les violences scolaires en Afrique centrale et de l’Ouest.
Le droit à l’éducation comprend trois dimensions corrélées et interdépendantes, d’importance égale: le droit à l’accès, à la qualité et au respect dans l’environnement d’apprentissage. Et ce, durant l’ensemble du processus. Dans le monde, des millions d’enfants sont chaque année victimes de violences administrées par les professeurs ou infligées entre élèves. Elles causent d’énormes dégâts physiques et psychologiques et hypothèquent les chances de réussite scolaire et de développement de ces victimes.
« Too often in silence », la dernière compilation des études menées conjointement par la Coalition internationale Plan, Save the Children, ActionAid et l’Unicef, révèle des taux de violence extrêmement élevés en Afrique centrale et de l’Ouest :
- Au Mali, 8,3% d’hommes et 7,7% de femmes déclarent avoir un enfant ou un parent qui a été victime de violences sexuelles à l’école (2010)
- Au Niger, 55% des enfants s’identifient eux-mêmes comme victime ou témoin de violences de la part des enseignants (2010)
- En Sierra Leone, 75% des enfants ont signalé avoir été frappés par leur enseignant dans le mois précédent l’enquête et 67% ont annoncé avoir été maltraités verbalement ou physiquement par leurs pairs (2010)
La lutte contre la violence à l’égard des enfants demande une approche globale, préventive et curative, à tous les niveaux et dans différents domaines.
Pour lutter et agir contre ces violences, la Coalition internationale Plan mène depuis 2008 à travers 44 pays en développement, la campagne "Apprendre sans peur" afin de réduire les violences scolaires. Aujourd'hui, 390 millions d'enfants sont aujourd’hui protégés contre la violence dans les écoles grâce à de nouvelles lois prohibant les châtiments corporels, les brimades et les violences sexuelles.
Et en Belgique ?
Dès 2009, Plan Belgique demandait néanmoins plus d’attention pour ces formes moins visibles mais tout aussi nuisibles de violence. Afin d’encourager les autorités belges à s'opposer à cette injustice, une pétition rassemblant 21.506 signatures était d’ailleurs remise au ministre de la Coopération au développement de l’époque, Charles Michel.
Malgré ces promesses, le gouvernement en affaires courantes a pris peu d’initiatives pour lutter systématiquement contre les violences quotidiennes infligées aux enfants des pays en développement. Plan Belgique veillera donc à ce que la Coopération au développement belge en fasse une priorité pour 2011.
>Pour en savoir plus sur la campagne "Apprendre sans peur" de la Coalition internationale Plan
>Télécharger le Rapport "Too often in silence – a report on school based violences in West and Central Africa” (en anglais – pdf 1,44 Mb – 68p.)


