20 novembre : Fête des Droits de l'Enfant!

On fête les Droits de l'Enfant!

Le 20 novembre, on a fête le 21e anniversaire de l'adoption de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (1989) par l’Assemblée générale des Nations Unies. A cette occasion, Bernard de Vos, le Délégué général aux droits de l’enfant de la Communauté française, et l’ONG Plan ont tenu à placer sous les feux des projecteurs l’importance du droit à la participation des enfants**.

Un principe de base pour les organisateurs de cette journée.

Ce 20 novembre était l’occasion symbolique de remettre les conclusions cruciales de la campagne "I cannot vote but I have a voice !" lancée par Plan en vue d'offrir aux enfants du monde une plate-forme d’expression interactive et de permettre un dialogue franc avec les politiciens et décisionnaires européens.

Le Youth Board était pleinement actif au cours de cette journée: discours sur la participation des jeunes au sein de la société et remise du millier de voix d’enfants récoltées sur la plate-forme interactive à Bernard De Vos (voir photo supra - copyright (c) Bea Uhart), présentation de l'installation interactive "I cannot vote but I have a voice" et de l'expo photos "L’école maternelle, ça compte !", qui propose un regard croisé sur l’accès à l’éducation au Nord comme au Sud.

L'occasion également de réaliser un reportage audiovisuel sur la journée des droits de l'enfant, diffusé dans les Niouzz et d'interviewer divers acteurs des droits de l'enfant. La journée s'est déroulée en musique, avec Les Déménageurs, MaMeMo, Sharko, Miam Monster Miam, Baï Kamara Junior et Marie Warnant.

Bernard De Vos répond au Youth Board

Les jeunes du Youth Board ont interviewé Bernard De Vos au sujet de son engagement en faveur des droits de l'enfant.

Comment défendez-vous nos droits ?

C’est très complexe. On défend d’abord les droits individuels de l’enfant. Chaque enfant peut se plaindre auprès de mon institution. On défend également les droits généraux de l’enfant : l’accès a la scolarité, à la santé, et autres. C’est une alchimie entre le respect des droits individuels et des droits collectifs de chaque enfant.

Dans quelle mesure tenez-vous compte des opinions des enfants ?


Du mieux que je peux, mais cela reste difficile à mettre en place. Il faut donner la parole à toute une série d’enfants et pas uniquement à ceux qui ont des facilités à s’exprimer. C’est plus facile avec les adolescents mais il faut aussi imaginer d’autres méthodes pour les plus petits : favoriser la communication via la présentation d’un film, d'une pièce de théâtre... C’est pareil pour ceux qui ont une formation moins poussée. On dit d’eux : « ils n’ont pas d’avis ». Ce n’est pas vrai. Ils en ont un. Mais il faut parfois aller chercher un peu plus loin.

A quoi pensez-vous si je vous dis: enseignement de qualité ?

Enseignement pour tous, qui promeut la réussite de tous et ne se centre pas sur un enseignement élitiste. Je préfère une qualité d’enseignement moindre mais partagé par tout le monde, plutôt qu’un enseignement d’une qualité excessive, qui laisse des wagons sur le bord de la voie et le train partir tout seul.

On dit souvent que les jeunes d’aujourd’hui sont peu engagés, « je m’en foutiste ». Quelle différence voyez-vous avec les jeunes de votre génération et qu’attendez-vous de nous ?

Il n’y a aucune différence. Le grand discours qui dit que les jeunes actuels sont plus violents, plus « je m’en foutiste », est récurrent dans l’histoire de l’humanité. Chaque génération juge la génération précédente plus violente, et tout dépend toujours des ambitions familiales, des milieux socioculturels. Je ne pense pas que j’étais plus engagé que les jeunes d’aujourd’hui et ne veux pas imaginer que les jeunes sont moins dynamiques qu’à mon époque. C’est un mensonge fondamental.

Quelque chose à exprimer aux jeunes ?

Il y a effectivement un cliché négatif sur les jeunes d’aujourd’hui, et il faut en sortir le plus vite possible. Je regrette de les avoir parfois traité de « bons à rien ». Les adultes devraient parfois dire : « on se plante ! » J’aimerais aussi leur dire de continuer à revendiquer leurs droits et à donner leur opinion sur les questions qui les concernent, comme sur n’importe quel sujet. Je pense que les enfants ne sont pas assez incités à parler librement, et que ça rend les relations entre adultes et jeunes pas toujours très positives.

** La Convention internationale relative aux droits de l’enfant (CIDE) accorde à chaque enfant le droit d’exprimer librement son opinion sur toute question qui le touche et de participer aux décisions qui concernent sa vie, en tenant compte de son âge et de sa maturité. On s’attache ici aux libertés de penser (art. 14), d'expression (art. 13), d'information (art. 17) et d'association (art. 15).

> Revivre cette journée festive en images

© Photos : Plan / Bea Uhart

> Visionner le reportage du Youth Board dans les Niouzz (RTBF)

> Plus d’infos sur le droit à la participation des enfants

> Plus d’infos sur la campagne "I have a voice !"

> Plus d’infos sur l’expo du Youth Board "l’école maternelle, ça compte !"





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