Grossesses précoces: Gema, 17 ans, ouvre le dialogue entre les jeunes et leurs parents

"Trop d’amies sont tombées enceintes et ne sont jamais revenues en classe"
Quand?  
Mercredi 04 janvier 2017

Depuis qu’elle a 14 ans, Gema participe au projet ‘Zéro grossesses précoces’ de Plan en Equateur. La jeune fille a été acceptée en faculté de médecine. Elle a échappé aux statistiques de Manabí, sa province natale, où une adolescente sur trois est enceinte. Avec d’autres jeunes et l’appui de Plan, la charismatique Gema ouvre le dialogue sur la sexualité, la contraception et le respect.

Enceinte, je n’aurais pas réalisé mon rêve

Gema a vu beaucoup de rêves détruits par une grossesse précoce. Elle revoit les chaises abandonnées par ses camarades de classe enceintes. Elle repense aussi au jour où sa maman l’a encouragée à rejoindre le tout premier projet de Plan dans sa communauté.

A 14 ans, c'est elle qui a demandé aux responsables du projet de concentrer les ateliers sur l’éducation sexuelle et les grossesses précoces.

Parfois, je me demande ce qu’aurait été ma vie si je n’avais pas rejoint les jeunes activistes de Plan. Je crois que j’aurais fini comme tant d’autres dans ma communauté: violée ou enceinte, j’aurais quitté l’école, je me serais mariée et je n’aurais jamais pu réaliser mon rêve d’étudier la médecine."

Comme Gema, vous pouvez agir avec Plan pour que les filles ne deviennent pas maman trop jeunes et s’écrivent un avenir basé sur leurs propres choix.

Investissez dans l’éducation des filles

Ni éducation sexuelle ni contraceptifs

Au cours des vingt dernières années, le taux de grossesses précoces a augmenté de 80% à Manabí.

Les jeunes de la province ont leur premier rapport sexuel entre douze et quatorze ans. A ce moment-là, ils ont à peine entendu parler de sexe. Le sujet est tabou, dans les foyers comme à l’école. Filles comme garçons ne connaissent pas les risques et n’ont pas accès aux contraceptifs, aux conseils ou aux services gynécologiques.

Plus responsables et plus respectueux

Gema a dû affronter le regard réprobateur des adultes. Ils lui disaient de ne pas se mêler de ‘ces choses-là’. Mais elle ne s’est pas laissé déstabiliser.

Avec ses amis activistes, elle a frappé à toutes les portes pour expliquer aux parents combien il est important d’informer leurs fils et leurs filles. Elle raconte:

"Aujourd’hui, je sais que j’avais raison d’insister. Je sais aussi qu’il reste un long chemin à parcourir avant que nous recevions tous les mêmes chances. La violence, surtout envers les femmes, est très courante. Et cela dure depuis des générations. Mais les adolescents de mon entourage se sentent de plus en plus responsables de leur corps et de celui des autres."

Petit à petit, nous brisons des clichés et des habitudes qui nous empêchaient de voir que les grossesses précoces peuvent anéantir les rêves de milliers d’adolescentes au potentiel énorme."

2.300 jeunes disent stop aux grossesses précoces

Gema est l’une des 2.300 jeunes impliqués dans le projet ‘Zéro grossesses précoces’ mis en place avec l’appui de Plan International dans 11 provinces d’Equateur. Son charisme l’a menée jusqu’à New-York, au forum international pour les droits des femmes. Devant des décideurs politiques du monde entier, elle y a représenté les filles et les adolescentes équatoriennes.

Aujourd’hui admise en faculté de médecine, elle espère continuer à travailler avec d’autres enfants et adolescents afin qu’ils bénéficient d’une éducation sexuelle complète et puissent choisir leur avenir.

Gema et ses camarades de classe peuvent compter sur Plan et ses partenaires pour ne pas tomber enceintes trop tôt. Elle peuvent aussi compter sur vous?
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Investissez dans l’avenir des filles

Gema, 17 ans, se bat contre les mariages précoces en Equateur. Photo: Plan